Le Chapeau de la Sorcière….

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L’image la plus stéréotypée de la sorcière est celle de son chapeau noir pointu, avec celle du chat et du chaudron noirs. Le chapeau noir conique appartient à la sorcière. Tout le monde sait ce qu’est un chapeau de sorcière. Quand on en voit un, on sait que c’est un chapeau de Sorcière et rien d’autre. Cependant, beaucoup de sorcières modernes ont renoncé à le porter et le seul moment où on veut bien le montrer, c’est lorsqu’on se déguise pour Halloween. Les sorcières modernes sont sans doute un peu gênées de se montrer en public avec ce chapeau, comme beaucoup d’enfants (et d’adultes) reconnaissent immédiatement une sorcière coiffée de son chapeau et la montre du doit en disant : « Maman, regarde, une sorcière ! » 1

Comme Mémé Ciredutemps (des livres du Disque-Monde de Terry Pratchett) le dit, elle porte le chapeau parce que sinon « Quel intérêt d’être une sorcière si personne ne le sait ? ». Le chapeau dit tout. Mémé Ciredutemps et sa complice Nounou Ogg, traditionnelles et quelque peu conservatrices, portent toujours le chapeau. Leur apprentie sorcière et étudiante, Magrat, a adopté l’approche moderne du port de la couronne de fleurs, si l’on peut dire. Mémé et Nounou essaient souvent de convaincre Magrat de la sagesse des « Anciennes Voies » 1.

Quelles sont, s’il y en a, ces « Anciennes Voies » par rapport au chapeau de Sorcière ? Le chapeau des Sorcières pourrait provenir du port des cornes comme signe de pouvoir. Nous l’associons habituellement à une déité mâle lorsque nous pensons les porter réellement sur la tête ; cependant les Déesses Lunaires portaient souvent les cornes comme des symboles des cornes du croissant de la Lune dans ses phases croissante ou décroissante. Doreen Valiente fait mention des peintures rupestres de l’Age de pierre sur lesquelles sont représentées des figures coiffées de chapeau pointu. Les gnomes sont réputés porter un chapeau pointu. Margaret Murray, l’auteur de « The Witch Cult in Western Europe » et le « Dieu des Sorcières », dit « Le vêtement le plus caractéristique de la garde-robe de la Fée était son chapeau dont la forme et la couleur différaient en fonction de la région d’où elle venait. Dans les ‘West Highlands’, c’était un chapeau vert, conique. Sur l’Ile de Man, c’était un rouge également conique.

Les Chamanes de Sibérie portent un chapeau particulier appelé un ‘Dayligda’, qui posséde son propre pouvoir. Sa conception est souvent donnée par l’Esprit-Guide particulier du Chamane. Certains chamanes possèdent différents Chapeaux spécifiques pour différents types de soins (guérions) ; d’autres en ont un seul. Ces chapeaux peuvent être fait de cuir, de peau de poisson, en coton ou de « sacred streamers ». Habituellement, ils auront des ‘Saivans’ petits et gravés ou des esprits-guides cousus dessus.

Selon le magazine ‘Biblical Archaeology Review’, un objet haut d’environ 60 cm, en or, conique, dont le lieu, l’époque et les circonstances de sa découverte restent enveloppés de mystères, passe désormais pour être une coiffure portée pendant des cérémonies religieuses. Les fragments de cuir retrouvés à l’intérieur du cône semblent exclure ce qui était jusqu’à présent l’identification la plus populaire de ce type de cône : une coupe rituelle. Mais les fragments trouvés permettent de soutenir l’hypothèse du Chapeau. Une douce garniture de chapeau aurait transformé le cône inconfortable en une coiffe acceptable. Avec sa base de 20 cm de diamètre, le cône correspond à la taille de chapeau d’un homme (ou femme moyen. Le cône possède même un rebord, comme un Chapeau type de Sorcière. 5

Au Mexique de l’époque pré-colombienne, sur des peintures mexicaines indigènes, appelées « Codex Fejervary-Mayer », est représentée une figure qui ressemble énormément à une Sorcière, nue à l’exception d’un chapeau pointu, chevauchant un balai6. En Rome Antique, les prêtres païens appelés Flamen, portaient un chapeau conique. Au cour des périodes Romanes plus tardives, une illustration nommée « Le Jardin de Plaisirs » par Herrad d’Hohenberg (ndt : Herrad de Landsberg et son « Hortus Deliciarum » 7 représente de malheureux Juifs coiffés de chapeau conique plongés dans un chaudron que des Diables font chauffer. Les juifs, qui souvent passés pour être en coalition avec les Sorcières, en ennemis de la Chrétienté, apparaissaient fréquemment dans l’art représentés avec le Chapeau conique. Les hérétiques, également associés aux Sorcières en tant qu’ennemis de l’Église, portaient le Chapeau conique. On pense que ce Chapeau d’Hérétique était le prédécesseur du Chapeau d’âne, une humiliation, le chapeau conique que l’on met aux vilains écoliers. Une peinture du XIXème siècle réalisée par P. Berruguete, appelée ‘Auto-da-fe’ met en scène deux Cathares, des Hérétiques, exécutés et deux autres, portant des Chapeaux coniques, enchaînés par le cou qui attendent leur destin.

Un cas de chapeau pointu moins désagréable que les précédant au cours de l’Histoire est celui du costume associé à « la princesse type », le ‘Hennin’. Le Hennin est le chapeau pointu orné d’un voile en son extrémité. Il était l’article à la mode féminine vers 1440. Un autre Chapeau ‘historique’ : le ‘Copataine’ dont parle Valiente comme ayant été porté en tant que « chapeau d’équitation ». Le Copataine était réalisé en une matière très rigide, il était orné d’un voile ou d’une lanière sur le dessous du menton afin de garantir sa tenue. La hauteur du chapeau devait avoir été exagérée par des artistes avant que cela ne devienne le Chapeau type de la Sorcière. 8

John Mumford, auteur de ‘Sexual Occultism,’ voit le chapeau de sorcière comme un autre symbole que connaît l’hindouisme : le Lingam-Yoni. C’est un objet sacré qui consiste en un bassin en forme de vagin (Yoni) et une sorte de jeu de pilier, à l’intérieur de ce bassin, et qui représente le pénis (Lingam). Le Lingam et le Yoni représentent le Dieu Shiva et la Déesse Parvati dans l’union éternel et donc dans l’état de constante création.

Les dévots hindouistes font une libation au Lingam-Yoni avec des substances comme le beurre fondu ou du ghee (ndt : sorte de beurre clarifié), du lait et des pétales de souci (Calendula officinalis ). Mumford voit dans le Chapeau des Sorcières le Yoni représenté par le rebord et le Lingam représenté par le cône. 9 Une autre théorie est celle-ci : le chakra-Couronne modèle une forme conique lorsqu’on se raccorde aux Énergies de La terre. Cela a mené Hamish Miller, célébre radiesthésiste et guérisseur, à penser que « … Peu de doutes que le conception originale de sa forme (celle du Chapeau de Sorcière) soit venue aux personnes qui pouvaient voire le champ d’énergie. 10 »

Le chapeau de sorcière représente également le ‘Cône de Pouvoir’, une forme-énergie créée à l’intérieur du Cercle magick par une circambulation, par le chant ou par la concentration, et utilisée comme « carburant » de la Volonté du Coven projeté vers son but. Le Coven est symbolisé par le bord du chapeau et le cône de pouvoir par le cône. Au sein des systèmes sorciers qui possèdent trois degrés de progression, le symbole de ce troisième degré (où la Sorcière –ou le sorcier- devient un(e) Grand(e) Prêtre(sse)) est habituellement celui d’un pentagramme couronné d’un triangle pointe en haut. Tandis que le (la) maître(sse) du Cône de pouvoir, le (la) Grand(e) Prêtre(sse), à la fois symboliquement et littéralement portent le chapeau de Sorcière.

Il ne faut pas forcément être membre d’un Coven ou un(e) Grand(e) Prêtre(sse) pour adopter le chapeau de sorcière. Si vous êtes une sorcière, le chapeau vous appartient. Il n’y a pas mieux (selon moi) pour se faire voir, seule ou en groupe, que le port du chapeau de sorcière quand on vaque à ses occupations quotidiennes tel qu’aller à la poste ou au supermarché. Si vous vous sentez trop embarrassé pour porter ce chapeau en public, essayez-le pendant un rituel. La sorcellerie est une religion avec la bonne structure pour ça, c’est pourquoi elle est si populaire et pourquoi le port d’un tel chapeau peut augmenter le pouvoir de votre rituel au lieu de l’amoindrir. Un chapeau peut être fait de cuir, de velours, de fourrure ou en vynil ou encore acheté un week-end sur un marché dans une de ces étales rigolotes qui vend des chapeaux un peu fous, souvent fabriqués au Népal pour les touristes. Si vous ne voulez pas porter ce chapeau, c’est que vous ne devez pas – mais gardez à l’esprit que c’est le chapeau des sorcières et de personne d’autre… ne peut le porter… Et en tant que sorcière, c’est le vôtre – Essayez-le.

Footnotes

1. Terry Pratchett. Wyrd Sisters. Corgi books. 1988

2. Doreen Valiente. Witchcraft For Tomorrow. Robert Hale. London. 1978. p.106

3. Margaret Murray. The God of the Witches. Oxford University Press. Oxford. 1931. p.59

4. Shaman’s Drum magazine. No.53. 1999. p.59

5. Biblical Archaeology Review. Vol.25. No.5. pp.17-18. (This gold headdress has been part of an exhibition entitled « Gods and Heroes of the Bronze Age » which has been displayed in Paris and Athens from September 1999 to May 2000.)

6. Valiente. op.cit. p.106

7. Not the same as the painting with a similar name by Heironymous Bosch.

8. Valiente. op.cit. p.106

9. John Mumford. Sexual Occultism. Compendium. Birregurra South. 1977. pp.69-74

10. Hamish Miller. Its not Too Late. Penwith press. UK. 1998.

Source: Traduction par la sorcière Lune.


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Le temps des moissons…….

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De tous temps les moissons et les récoltes ont été très importants pour la population. Donc, depuis les périodes les plus reculées il y a eu des rites et des cérémonies en rapport avec ces mêmes récoltes. Je me souviens qu’il y a encore peu d’années, quand nous faisions de la route je voyais dans les champs de céréales des carrés qui avaient été laissés debout. Je savais que c’était une pratique en rapport avec un dieu, mais je ne savais plus quoi au juste. En faisant des recherches récemment j’ai trouvé divers textes traitant de ce sujet et je vous en livre ici une synthèse.

LES DIVINITÉS

Dans les pays germaniques Freir et Holda étaient les protecteurs de l’agriculture, Hertha et Nerthus avaient à peu près les mêmes rôles. Les fêtes au printemps, en mai et en été étaient là pour garantir la protection des champs et des animaux domestiques. La croyance voulait que les plantes cultivées soient représentées par une divinité à visage humain. Ainsi les péruviens louaient ils une mère du maïs et une mère des pommes de terre que l’on peut associer à la « Kornmutter » (mère du blé) ou « Roggenmuhme » (tante du seigle). Dans les deux cas on les représentait par des poupées végétales.

Mais qui dit divinités protectrices dit forcément divinités maléfiques, car sinon quel serait l’intérêt des premières ? Parmi elles citons le Deus spiniensis (dieu des ronces) romain, ou le Robigo qui amenait les incendies et les chardons. Chez les germains il y avait le Roggenwolf (loup du seigle), le Bilwitz, le Tauschlepper etc…

Le Roggenwolf est un démon, qui est à l’œuvre quand le vent souffle dans les blés et les détruit, ou quand le seigle est ergoté. Mais le Diable en personne devient le Bilwitz. Il va dans les champs les nuits sans lune et mange les épis. Particulièrement durant la nuit de Walpurgis (30 avril) et durant celle de la Saint Jean (24 juin) On trouve des écrits à son sujet dès le 13ème siècle. Ses pieds sont comme des faucilles et quand il court dans les récoltes il les coupe par la même occasion.

Le Tauschlepper est un personnage qui durant les période sèches prend la rosée des prés (Tau = rosée, Tauschlepper = celui qui traîne la rosée)
Le lièvre est également une représentation du démon du blé. Afin de s’en protéger on s’enduisait les mains de graisse de lièvre avant de semer.

LES RITES DE PROTECTION

Lors de la récolte on laissait un bouquet sur pied pour Odin et Holda. On cherchait aussi à emprisonner le démon du blé qui volait de gerbe en gerbe, dans la toute dernière. Parfois, plutôt que de la laisser on la ramenait avec soit, sous l’appellation de « vieil homme » elle participait ainsi aux fêtes de la récolte, on la bichonnait durant tout l’hiver, et au printemps suivant on l’éparpillait sur le champ. Cette poupée était souvent arrosée de bière ou d’hydromel, on la décorait d’herbes, d’ail, de fleurs des champs, de camomille, de ronces, de rubans de couleur. On posait du pain et parfois des pierres près d’elle. Ainsi on se garantissait une prochaine récolte fructueuse.

Évidemment ces rites païens ont fini par être remplacés par des traditions plus « catholiques ». Ainsi à la fin du 19ème siècle quand on arrivait à la dernière gerbe tout le monde s’agenouillait et remerciait le Seigneur lors d’une prière. Et la gerbe, cette dernière gerbe qui avait été une poupée adulée autrefois, qui s’était appelée « le vieil homme, devenait une « Betgarde » (gerbe à prière)

Pour se protéger du Bilwitz on plantait trois croix à chaque coin du champ, le jour de la saint jean.

Le début des récolte se faisait environ un mois plus tard. Le jeudi précédent les moissonneurs et les lieurs recevaient un repas et une boisson « fortifiants »

Le premier jour on ne travaillait que l’après midi, dans une ambiance de liesse, les chants et les bruits devaient éloigner les mauvais esprits. Les faux et les faucilles étaient décorées de fleurs et de rubans. Mais le premier coup de faux était donné dans le plus grand silence. L’état des épis de la parcelle laissée sur pieds l’année précédente laissait augurer si la nouvelle récolte serait bonne ou non.

Il y avait une tradition qui voulait que l’on entourât le bras gauche des lieurs d’un lien fait de tiges de blés (plus tard on utilisera du ruban vert) tout en disant une prière à Odin.

Une autre tradition était que lors du premier jour le propriétaire vint au champ avec sa famille et saluât son personnel. Alors le premier faucheur s’avançait, caressait sa faux afin qu’elle émit un doux bruit, et souhaitait une bonne récolte. Il recevait alors une pièce de monnaie. Ensuite une des lieuses prenait trois tiges de blé avec leurs épis, et de longs rubans, et les nouait autour du bras droit de la famille du propriétaire (trois épis pour chacun), accompagnant son geste d’une incantation. Elle aussi recevait une pièce de monnaie en retour.

Afin de protéger la récolte des souris, il fallait fabriquer les liens des futures gerbes à Carnaval. Et afin qu’ils ne se rompent pas on les enduisait de saindoux de carnaval. Ces mêmes liens ne devaient à aucun prix être jetés après usage, sous peine que l’on devienne épileptique.

LES RITES DE REMERCIEMENT

Comme je l’ai dit plus haut on laissait en place une gerbe dans laquelle l’esprit du blé était enfermé. On l’appelait « Erntebock » (le bouc de la récolte) ou « Wold » (Odin). On dansait autour d’elle. La notion de « bouc » serait en rapport avec Donar/Thor.

Par contre les premiers épis récoltés étaient jetés au coq de la basse cour.

Une autre gerbe était jetée dans le pré ou dans une eau courante, en offrande à Frigg en tant que Kornfrau.

Dans certaines régions, on laissait les derniers épis pour « les petits oiseaux du bon Dieu » une version christianisée d’une ancienne tradition qui consistait à les laisser pour les âmes des défunts. En effet Wotan et Holda sont tous deux en rapport avec les défunts et la chasse sauvage. Et comme l’automne est tout près, et qu’après lui viendra l’hiver et la chasse sauvage…. Mieux vaut faire une offrande !

Dans le même esprit quand on récoltait les pommes on laissait pendre trois fruits pour le chasseur sauvage ou pour Frau Holle –également appelée Frau Percht, (je vous rappelle que pour entrer dans le sidh on passe sous un portique où pendent trois pommes d’argent).

Une fois la récolte terminée les faucheurs s’asseyaient sur la terre pour signifier ainsi que le champ pouvait à présent se reposer. Dans d’autres régions c’étaient les lieuses qui s’asseyaient afin de donner leur force à la terre, elles plantaient alors dans le sol un bouquet de blé ou de pavot.

Après que la dernière charrette fut rapportée à la ferme, et que la fermière l’eut arrosée d’un peu d’eau pour conjurer le risque de pluie, on façonnait une couronne de blé et de fleurs champêtres, on y ajoutait des rubans et des figurines en bois peint, parmi lesquelles le coq, symbole de prospérité. Ailleurs on façonnait une poupée emplie de pois. Elle était dédiée à Thor. Plus tard les grains de ces couronnes seront rendus à la terre afin que tout ne lui soit pas prit. Ainsi se garantissait on une bonne récolte pour l’année à venir.

Il y a des traditions similaires pour la fenaison. Quand celle ci est terminée les faucheurs se mettent en rond, poussent un cri par trois fois, et passent la pierre à aiguiser sur le fil de leurs faux. Autrefois ils se mettaient en rond et faisaient une offrande de boisson à la terre, puis ils frappaient trois fois leur faux en criant « Wotan » ou « Wold ». L’offrande de boisson s’est perdue, le cri est resté.

TRADITIONS DIVERSES

Dans certaines régions on s’entraide entre voisins, on se réunit tout d’abord un peu à l’avance, autour d’un bon repas et on prévoit un planning. Si ensuite une parcelle n’est pas terminée dans le temps imparti alors celui à qui elle appartient aura un gage. On « lui fait l’ours ». C’est à dire qu’un des travailleurs se déguise en ours, d’autres deviennent des chasseurs ou des chiens et on démarre une poursuite à travers les collines. L’ours sera finalement « abattu » et il dévalera la pente. Ainsi essayera-t-on toujours de finir l’ouvrage à temps afin de ne pas être celui que l’on « fera ours ». Il semblerait toutefois que cette très vieille façon de faire ait subi quelques changements. En effet, en vieux dialecte le mot « Bär » (ours) ne désigne pas seulement le plantigrade mais aussi un homme particulièrement répugnant. Un « gros porc ». On comprend alors mieux que personne ne veuille qu’on l’assimile à cela parce que sa récolte n’aurait pas été finie à temps….

Après la récolte venait le moment où on battait le blé (ou d’autre céréales ou légumes secs). Celui qui donnait le dernier coup de fléau avait un gage. On lui fabriquait une sorte de mitre en blé et en rubans (rouges), il devait monter dans une charrette et les autres batteurs le faisaient parader ainsi à travers le village. Ensuite était pris un repas, où il avait la place d’honneur, on lui donnait les meilleurs morceaux, mais à côté de sa belle assiette s’en trouvait une autre, emplie de fiente de poulet, accompagnée d’un couteau et d’une fourchette. Et il gardait son couvre chef durant tout le repas, subissant les quolibets que l’on imagine ! Mais la tradition connaissait quelques variantes selon les endroits. Parfois on lui passait un garrot de paille autour du cou et on l’enduisait de suie. En fait celui qui donne le dernier coup est considéré comme ayant tué le démon du blé et son gage aura un rapport avec la forme qu’on donne au démon en question . Selon l’endroit on dira que le batteur a « attrapé » tel animal et c’est de la chair de cet animal qu’on mangera au repas.


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L’Armure des Sorcières…..

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Aujourd’hui je me ceins du Triple Pouvoir
De l’invocation des Déités
De l’harmonie avec les Esprits
Du respect pour les Ancêtres

Aujourd’hui je me ceins
Du pouvoir du Chaudron Magique
Et de la Pierre de Souveraineté
Avec l’Entière Compagnie de la Famille de la Dame

Aujourd’hui je me ceins
Du pouvoir des Nobles
De l’obéissance des Esprits
Du service du peuple des collines aux fées
De l’affectueuse bénédiction des Ancêtres
De la sagesse du Sage
Du courage du Fort
De l’innocence du Jeune
Et des Actes des Héros.

Aujourd’hui je me ceins
Du pouvoir des Cieux
De la lumière du Soleil
De l’éclat de la Lune
De la splendeur du Feu
De la vitesse de la Lumière
De la rapidité du Vent
Des profondeurs de la Mer
De la fermeté de la Terre
De la dureté de la Pierre
Et du Pouvoir sous la Terre

Aujourd’hui je me ceins
De la puissance de la Déesse pour me guider
De la Sagesse des Dieux pour me soutenir
Avec l’amour de l’Enfant pour me contenter
Leurs yeux pour s’occuper de moi
Leurs oreilles pour entendre à ma place
Leur voix pour expliquer à ma place
Leurs mains pour me garder
Leurs chemins s’ouvrent devant moi
Leur bouclier pour me protéger
Des pièges des Esprits
De la faiblesse de la volonté
De l’habitude et de l’inconscience
De tous ceux qui me veulent du mal
Lointains ou Proches.

J’appelle ces pouvoirs pour qu’ils soient sur moi et en moi,
pour que je sois à la hauteur de n’importe quel défi ;
pour qu’ils s’interposent entre moi et n’importe quel pouvoir
qui menaceraient mon corps ou mon esprit ;
Que j’obtienne la Sagesse du Sage,
L’Amour de l’Amant,
Le Pouvoir du Puissant ;
Que je sois connu dans les royaumes Intérieurs
Et reconnu avec honneur.
Connaissez-moi, Ô Puissants, parce que mon nom est (Exemple: Ambrosia)

La magie est en moi,
La magie est sur ma droite
La magie est derrière moi
La magie est sur ma gauche
La magie est devant moi
La magie est en-dessus de moi
La magie est en-dessous de moi

Dans l’Oeil de tous les Observateurs
Dans l’Oreille de tous ceux qui écoutent
Dans la Bouche de tous ceux qui parlent
Dans le cœur de tous les êtres
Ma Magie est Établie

Aujourd’hui je me ceins du Triple Pouvoir
Honneur aux Déités
Honneur aux Justes
Honneur aux Morts
Et Honneur à la Sagesse des Sorcières
Qu’elle demeure en moi pour toujours.
Qu’il en soit ainsi !


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Soyez Bénie !

Formez votre propre Coven…

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La mise en route d’un groupe d’études, qui peut évoluer en un coven (traditionnellement, un coven n’est pas formé tant que le groupe n’a pas traversé chaque saison ensemble, pendant un an et un jour) est l’une des façons, de plus en plus fréquente, pour les gens de commencer à pratiquer la Wicca ensemble.

Ce format plus décontracté donnera à tous l’opportunité de se connaître les uns les autres, et de voir qui est assez sérieux pour nouer des relations plus impliquées que demandent un coven, pour découvrir vos dynamiques de groupe, et expérimenter l’usure naturelle qui survient au sein de tout groupe, mais qui sera beaucoup plus facile à gérer avec un groupe d’études.

Cela fournira également une opportunité pour vous d’explorer une variété d’approches de la Wicca afin de déterminer quelle tradition, ou traditions, vous aimeriez poursuivre plus sérieusement.

Voici simplement quelques points à prendre en considération pour organiser votre groupe d’études :

  • L’une des meilleures manières de trouver des gens est de poster des annonces avec une brève description de ce que vous aimeriez mettre en place.
  • Vous pourriez interroger les gens avant la première rencontre du groupe, ou simplement vous arranger pour que tout le monde se rencontre en même temps.
  • Asseyez-vous tout d’abord en cercle afin que tout le monde puisse se voir, les uns les autres, et commencez à travailler à l’intérieur de cette structure spirituelle.
  • Créez une structure dans laquelle tout le monde a la même opportunité de parler sans être interrompu pendant une période de temps spécifique et limitée.
  • Vous présentez vous-mêmes, partagez vos histoires, et parlez de vos intérêts, attentes et objectifs.

Dès le début, il est important pour tout groupe, nouveau groupe d’études, coven, ou atelier de se rencontrer régulièrement, et particulièrement tout groupe qui travaille l’Art des Sorcières – pour parler des principes spirituels de la Wicca les plus importants. Comment ces principes guideront votre travail spirituel en tant que groupe ? Et en tant qu’individu ?

Source: Par Phyllis Curott, traduit par la sorcière Lune


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Un endroit sacré pour la communion…

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En tant qu’espace sacré qui réunit le monde de l’esprit et celui de la matière, le cercle est un temple où réside la divinité. Le sacré arrive de diverses manières et sous diverses formes. Une fois le cercle tracé, nous invoquons la Déesse et le Dieu, mais avant ces invocations il y a une partie importante qui est appelée invoquer les quartiers ou appeler les quatre directions. C’est une des traditions magiques que nous avons héritées de diverses traditions cérémonielles, y compris celle des francs-maçons, qui est partagée par d’autres fois indigènes, y compris la religion des Amérindiens.

Dans ma propre tradition (la tradition Ara) le cercle représente nos facultés intuitives, et le carré créé par l’appel des quatre directions, représente les facultés intellectuelles et analytiques, car, dans la nature, il n’y a pas d’angles droits visibles. Il faut de l’esprit de déduction et d’analyse pour découvrir ou faire un angle droit. Et ainsi le carré et le cercle sont joints dans le processus de tracé du cercle, comme le sont l’intuitif et l’intellect, l’esprit et la matière, le divin et l’humain.

Appeler les directions est également une pratique au sujet de laquelle ma tradition Wicca chamanique et les traditions cérémonielles divergent.

J’aimerais approfondir ce sujet et proposer quelques défis au sujet du langage et du style qu’utilisent beaucoup de pratiquants.

Dans la tradition Ara, l’appel des quatre directions est un procédé par lequel vous invitez le divin (sous forme d’énergies élémentaires correspondant à chacune des quatre directions) à vous rejoindre. Après avoir scellé le cercle en le traçant, vous ouvrez à présent quatre portails entre les mondes, à travers lesquels les pouvoirs de chaque direction peuvent entrer dans le cercle. Vous êtes responsables de la présence et de la participation des énergies que vous invitez. La façon dont vous requérez les pouvoirs des éléments est très importante, et la façon dont nous les requérons en tant que communauté est critique.

On m’a enseigné un langage invocatoire qui a ses racines dans la tradition cérémonielle, qui a son tour a ses racines dans le modèle biblique et patriarcal de la magie. Ces mots devaient être prononcés de façon forte : « Salut à vous, gardiens de la tour de guet de l’Est », ou quelque direction que vous appeliez, « je vous ordonne, puissants pouvoirs de l’air » ou quelque élément que vous appeliez «d’assister à nos rites et de protéger ce cercle, au nom de (déesse) et (dieu) » Bien que ces mots résonnaient de pouvoir mystique, je me sentais mal à l’aise, depuis le tout début, de donner des ordres car ces phrases reflétaient l’ancienne idée du magicien qui commande aux esprits d’apparaître et de faire selon ses souhaits.

Je préfère la manière chamanique d’invoquer les directions. On n’ordonne pas aux pouvoirs des quatre directions d’apparaître, au contraire, on les invite, on les appelle. Et les mots, la posture, le ton de voix que j’utilise sont en accord avec une invocation en tant qu’invitation, et non pas en tant que convocation royale. Dans ma tradition, quand nous appelons les directions à nous rejoindre dans le cercle, nous sommes respectueux, reconnaissants et poétiques. Plutôt que d’agir en inférieurs ou supérieurs, nous saluons nos collègues créatifs avec joie, révérence et appréciation.

Appeler les pouvoirs élémentaires est comme inviter un ami aimé et estimé dans notre demeure spirituelle. Souvenez-vous : ce que vous apportez à l’expérience détermine sa finalité. Par expérience je peux dire que l’énergie avec laquelle vous appréhendez ce processus fait une différence énorme quant au genre d’énergie qui y répondra et travaillera avec vous.

Comme dans tous les aspects des rituels wiccans, vous devriez commencer par choisir le langage qui vous convient le mieux, et le mémoriser. Puis, écrivez vos propres invocations, et finalement parlez spontanément, avec votre cœur. J’ai toujours trouvé que parler avec son cœur et non pas avec sa tête, est l’expérience magique la plus puissante, et quand j’observe d’autres gens qui travaillent à la manière chamanique, je suis toujours bouleversée par la beauté, l’éloquence, et la sagesse divine avec laquelle ils s’expriment. Je sais que je suis en présence de la déité.

Source: Extrait de « Witch crafting » de Phyllis Curott,traduction par la sorcière Véro.

Magie élémentaire dans le cercle…..

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Si vous avez du mal à ressentir les éléments, et votre connexion avec le divin, je vous suggère de poser ce livre immédiatement et de sortir dans la nature. Cessez d’imaginer, commencez à expérimenter. Une fois que vous serez connecté aux éléments dans la nature, vous trouverez beaucoup plus aisé de les ressentir dans le confinement d’un cercle intra muros. Au lieu d’imaginer le souffle d’air, la pluie, le rayon de soleil, le contact de la terre, vous travaillerez avec la mémoire du ressenti de ces puissantes rencontres physiques, émotionnelles et spirituelles avec les énergies dans leur état naturel. Vous ne pouvez invoquer une direction de façon efficace si vous travaillez avec des pensées abstraites et imaginaires.

La première fois que je l’ai compris, c’était pendant une après midi estivale durant ma première année d’études. Nous travaillions dans l’appartement de l’une de nos prêtresses, et bien que la fenêtre fut ouverte, il n’y avait pas un souffle d’air. Quand nous invoquâmes l’est, un vent soudain souleva le store vénitien et nous fit tressaillir. Ce fut le seul souffle d’air de toute la journée. Mais ma leçon la plus forte eut lieu durant ma seconde année, quand on m’avait confié la responsabilité d’appeler le feu lors d’un handfasting de mes prêtresses.

J’avais travaillé avec le feu pendant des mois, dans le but de gagner confiance en moi. Je portais beaucoup de rouge, je faisais beaucoup de magie avec des bougies, et je saluais le soleil tous les jours. La preuve que j’avais travaillé à fond se manifesta de façon terrifiante.

Au moment où j’avançais la main pour allumer la bougie sur l’autel afin de purifier le cercle. Mes cheveux tombèrent de mon épaule sur l’une des bougies de l’autel et en quelques secondes j’étais en feu. Par chance je ne fus pas blessée, cela n’était ni l’intention du feu, ni la mienne propre. Mais à partir de là je devins plus prudente et respectueuse quant à ma propre capacité à m’enflammer et au pouvoir de la magie élémentaire.

Vous expérimenterez les énergies propres à chaque élément (le pouvoir revigorant de l’air, le pouvoir passionné du feu, les émotions de l’eau et la force de la terre) dans votre corps et votre cœur. Bien que le cercle soit l’endroit où elles se manifestent tout d’abord, vous êtes leur ultime réceptacle.

Source: Extrait de « Witch crafting » de Phyllis Curott,traduction par la sorcière Véro.


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Phases de la Lune pour Août 2018……

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